Quand La Ligne Verte est sorti en roman, en 1996, il est sorti en épisodes, tous les vendredis. Avec ma voisine de chambre Aurélie, on l'achetait à tour de rôle et on se le prêtait, pour voir si on aimait bien. Si c'était le cas, on s'achetait notre propre exemplaire. (Alors, je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours pris l'habitude de noter la date d'achat de mes livres, mais là, seul le troisième est daté : le 22 mais 1996). Pour la modique somme de dix franc, il faut le dire. Donc, on les a lus et relus, on a même appris quelques passages par coeur.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu, La Ligne Verte (The Green Mile) est un récit dans le récit : Paul Edgecombe, résident d'une maison de retraite, écrit un journal sur sa vie. Plus précisement une période de sa vie : l'époque où, alors qu'il travaillait dans un pénitencier, au bloc E, celui des condamnés à mort, est arrivé un grand Noir effrayé, accusé d'avoir assassiné deux fillettes : John Caffey, comme le café mais ça s'écrit pas pareil. D'abord convaincu de la culpabilité du grand Noir, Paul en vient petit à petit à se poser des questions ; les actions de Caffey et des dons particuliers l'amènent à penser que quelqu'un d'autre a commis le crime. Mais l'enquête qu'il mène ne donne rien. Par ailleurs, Paul a d'autres soucis à gérer : une infection urinaire tenace, l'arrivée d'une souris au bloc E - souris qui va avoir à la fois le rôle d'élément comique mais aussi déclencheur de pas mal d'événements - le comportement de Percy Wetmore, le nouveau gardien qui se croit au-dessus de tout,et l'arrivée de William Wharton, le nouveau détenu psychopathe. Les éléments, tout d'abord disparates, s'assemblent peu à peu en un puzzle diaboliquement précis.
A chaque début d'épisode, il y avait d'abord un récapitulatif de l'épisode précédent par Paul Edgecombe et puis la suite de l'histoire. Soit il l'écrivait, soit il la racontait à son amie Elaine.
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